Lectures en cours

Thérapie

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Auteur : Sebastien Fitzek.

Titre : Thérapie.

Résumé :
Josy, la fille du psychanalyste Viktor Larenz, souffre d'une maladie inconnue et disparaît mystérieusement. Quatre ans ont passé, Larenz s'est retiré sur une île au nord de l'Allemagne et reçoit la visite d'une romancière qui souffre d'une forme rare de schizophrénie : les personnages qu'elle invente prennent vie et son dernier roman ressemble étrangement à l'histoire de Josy...
 
* * *

J'ai tellement lu hier après-midi que je suis arrivée à me dégoûter de la lecture. Mais Thérapie est un livre si tentant que j'ai oublié ma résolution de ne toucher aucun livre de la soirée, pour le finir. C'est la première fois que je lis Sebastien Fitzek mais c'est sûr que je vais me rappeler de ce nom-là. Avec ce livre, il a réussi à aller au-delà de ce que je ne pensais. :)

La narration est un grand point positif pour Fitzek. Viktor Larenz est dans un hôpital psychiatrique... mais de l'autre côté du bureau. C'est lui le patient. Il est attaché, chose qui nous laisse penser qu'il a commis l'irréparable. Des questions nous travaillent puisque le résumé atteste que Larenz est un psychiatre de renommée... Qu'-a-t-il fait pour se retrouver là ? Pour le savoir, l'auteur nous propose une virée dans le passé. L'auteur a usé d'un stratagème fait de flash-backs et il est arrivé à ne pas nous faire perdre en chemin. La narration est très fluide... On ne sent pas de lourdeur ni de coupure lorsqu'on passe d'un moment vers l'autre. Chaque voyage dans le temps complète l'autre et nous donne des éléments de réponse pour espérer arriver à la clé de l'énigme.

L'ambiance créée par l'auteur est splendide. Beaucoup de suspense et d'émotions fortes. L'auteur ne nous laisse pas lésiner, il nous conduit d'un évènement vers un autre, tout en prenant le soin de présenter les interrogations. On partage les craintes de Viktor, on cherche à presser Anna (la romancière citée dans le résumé) à raconter son histoire pour déceler le mystère qui tourne autour de la disparition de Josy.

L'auteur sème des indices au fil de sa narration.. pour qu'à la fin, ils se réunissent tous pour former la vérité. Une méthode qui mérite tous les éloges puisque l'auteur n'a rien oublié. Je revenais souvent sur les faits pour "coincer" ce qui aurait pu mal coller (j'ai l'habitude de faire ça avec les thrillers) mais Fitzek s'en est sorti à la perfection. Le tout reste bien crédible et surtout... surprenant ! Si j'ai senti la première partie de la révélation à la fin du livre, la deuxième m'a fait l'effet d'un vrai coup de poing ! Je ne l'ai pas senti venir et je n'y ai même pas pensé !

C'est plutôt rare de tomber sur des thrillers aussi bien menés, je suis contente d'avoir participé au challenge baby thriller de Livraddict. On tombe souvent sur de vraies perles ! ^^  De plus, Fitzek soulève beaucoup de maladies psychologiques. J'ai été intéressée par ce domaine et par les explications qu'il nous donne. C'est un sujet fort impressionnant.

Je conseille ce livre aux adeptes du thriller et même à ceux qui désirent s'y mettre, vous ne le regretterez pas. :)

Note : 9/10

Citation :
L'espoir, c'est comme un éclat de verre planté dans ton pied. Tant qu'il reste enfoncé dans ta chair, il te fait souffrir à chaque pas. Tandis que si on te l'enlève, ça saignera pendant un moment, ça prendra un bout de temps avant que la plaie ne soit guérie, mais, au bout du compte, tu pourras réapprendre à marcher normalement.

Les secrets de Wisteria, tome 1

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Auteur : Elisabeth Chandler.

Titre : Les secrets de Wisteria, tome 1.

Résumé :
Pendant 16 ans, Megan n’a pas eu de nouvelles de sa grand-mère. Et voilà que celle-ci l’invite dans son manoir, sans pour autant l’accueillir avec chaleur. Megan y rencontre son cousin Matt, tout aussi froid, qui l’attire étrangement. Elle découvre un petit cimetière familial où gît une certaine Avril, morte à l’âge de 16 ans. A force d’événements étranges et de recherches, Megan comprend qu’Avril est morte - assassinée ? - pour l’amour d’un homme et que l’histoire pourrait bien se répéter...
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Tout d'abord, je remercie Biblio87 pour sa proposition, dans le cadre du challenge LDPA ! :D Sans elle, ce livre aurait continué à moisir dans ma PAL ; j'en avais presque oublié son existence. C'est un livre qui se lit très rapidement (fini en une journée) et qui présente une histoire intéressante. 

Encore une intrigue de fantômes ! Ce n'est pas moi qui vais me plaindre, je me rends compte que j'aime beaucoup ça. ^^ De manière brève, cela raconte l'histoire d'une jeune adolescente, Megan, invitée dans la maison de sa grand-mère. Cette dernière ayant coupé contact avec sa fille n'avait jamais montré d'intérêt pour Megan jusqu'au jour présent. La jeune fille quitte donc sa famille pour se rendre dans le vieux manoir de son aïeule. Mais contrairement à ce qu'elle attendait, ni sa grand-mère ni son cousin Matt ne lui réservent un joyeux accueil. Et leur réaction est encore pire lorsque Megan commence à s'intéresser aux histoires locales : une certaine Avril enterrée dans le cimetière du manoir hante la demeure !

Le caractère fort de Megan fait d'elle un personnage qu'on apprécie dès ses premières apparitions. C'est une fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui a une réponse à toutes les provocations. Etrangement, sa grand-mère, avec qui elle ne s'entend pas du tout, lui ressemble beaucoup au niveau caractère. C'est un point amusant. Une foulée de personnages accompagnent ce duo. Seuls une poignée a su susciter mon intérêt. Matt m'a paru fade mais l'histoire finit par jouer en sa faveur et lui donner un côté intéressant.

En parallèle de l'histoire de Megan, on découvre doucement celle d'Avril, son lien avec la famille et les circonstances de sa mort. Etrangement, Megan se trouve liée à celle de la défunte. La suite du livre promet des révélations étonnantes. :)

Les secrets de Wisteria est beaucoup moins niais que Le baiser de l'ange. J'aime mieux l'auteure dans le style du livre présent. Elle a su poser une ambiance mystérieuse, stressante et semble manier le suspense à la perfection. Le petit côté polar m'a beaucoup plu aussi. L'auteure s'est vue offrir toute mon attention ; je ne me suis pas ennuyée une seconde.

J'ai beaucoup aimé le personnage principal, je suis vraiment déçue que le tome 2 ne soit pas la suite de celui-là. :( Mais bon, si j'en ai l'occasion, je le lirai surement !

Note 7/10

The lying game, tome 1 : Tu es moi

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Auteur : Sara Shepard.

Titre : The lying game, tome 1.

Résumé : Deux jumelles que tout sépare.
Une disparition mystérieuse.
Un jeu diabolique et dangereux.
Qui pourra en sortir indemne ?

* * *

J'ai découvert Sara Shepard en m'essayant à la version écrite de Pretty Little Liars (une de mes séries favorites) ! J'ai à présent tenté une autre saga de l'auteure : The Lying Game. Et je peux dire que j'en sors très satisfaite ! :D

L'intrigue est vraiment sympathique. Emma et Sutton sont jumelles séparées à la naissance. Sutton a été adoptée par une famille riche et mène une vie heureuse, alors qu'Emma ne compte plus les familles d'accueil qui se sont relayées pour l'adopter. Emma prend conscience de l'existence de sa soeur quand elle tombe sur une vidéo sur le net. Elle commence à rêver à une vie meilleure et elle cherche par tous les moyens à contacter Sutton. Mais à l'heure de la rencontre, Sutton ne vient pas... et ne viendra plus jamais. L'entourage de Sutton prend Emma pour ce qu'elle n'est pas.

La narration est faite par Sutton... ou le spectre de Sutton, si vous voulez. Car Sutton n'est plus. Puisqu'elle est morte, elle ne se rappelle plus de rien. Sutton suit sa soeur comme son ombre, connait ses pensées et sentiments mais n'arrive pas à se faire voir d'elle ni à influencer ses faits et gestes. Sutton va peu à peu retrouver la mémoire mais ne pourra guère partager ses informations avec sa soeur qui se trouve en grand danger. Car Emma apprend rapidement par un élément extérieur et inconnu que sa soeur a été assassinée et qu'elle a intérêt à prendre sa place si elle ne veut pas subir le même sort. Chose qui n'est pas très facile. Enlevez Sutton de son foyer et mettez à la place sa soeur jumelle, Emma, vous me suivez toujours ?

Dans la suite, nous allons suivre l'évolution d'Emma dans cette famille qui n'est pas la sienne. Elle est obligée de se faire passer pour sa soeur, d'agir comme elle, fréquenter ses amis... Commence alors une quête d'informations. Apprendre le plus possible sur Sutton pour ne pas attirer l'attention de la famille et surtout... du tueur.

Le problème majeur du livre est la narration. Elle est trop désordonnée. L'auteure enchaîne la 1ère personne et la 3ème personne qu'on se perd au début mais on finit par s'y habituer.

Le style de l'auteure est... angoissant. C'est une des rares fois qu'une série jeunesse arrive autant à me remuer. Le suspense est très, très présent... Je n'ai pas senti les pages passer tellement j'avais hâte de connaître la suite. L'intrigue n'est pas si différente de la série Les menteuses, mais bon ce n'est pas vraiment la même chose non plus. On apprend pas mal de choses sur les personnages secondaires, surtout sur les amies de Sutton. Et bien sûr, on apprend pourquoi la série se nomme ainsi. :)

On sort de ce premier tome avec plus de questions que de réponses. J'espère que les tomes suivants sauront éclairer le lecteur ! :) En tout cas, j'ai très envie de m'y mettre.

Petit plus :  
+ Les titres des chapitres sont très originaux !
+ On m'a parlé d'une série adaptée de ce livre. Je devrais peut-être tenter un épisode histoire de voir de quoi il s'agit !

Note : 7.5/10

Le livre sans nom

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Auteur : Anonyme.

Titre : Le livre sans nom.

Résumé : Santa Mondega, une ville d'Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets.
Un serial killer qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom. La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique. Deux flics très spéciaux, des barons du crime, des moines férus d'arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d'oeil à Seven et à The Ring, et voilà le thriller le plus rock'n'roll et le plus jubilatoire de l'année ! Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte.
II a ensuite été publié en Angleterre puis aux Etats-Unis, où il connaît un succès fulgurant.

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La sensation qui m'est restée après avoir refermé ce livre, est une impression de... fouillis. L'histoire part vraiment dans tous les sens. Il n'est pas vraiment question de difficulté à suivre le récit (puisqu'il est fluide malgré certaines longueurs) mais je suis restée sceptique.

Je m'attendais à un thriller, je me suis retrouvée avec une histoire qui englobe aussi le fantastique. Il va sans dire que j'ai totalement décroché quand on a commencé à parler de vampires, de démons, de lycans... (on a même droit à un épouvantail vivant à un moment) Au début, lorsqu'on annonçait que Jensen était un inspecteur dans le domaine du surnaturel, je pensais que c'était un délire de l'auteur mais apparemment non. Un crossover entre les genres n'est pas vraiment ce que j'apprécie. J'aurais aimé que l'intrigue se poursuive dans son sens primaire... C'était intéressant et pas trop lourd. Car oui, au fil de ma lecture, j'ai plus d'une fois ressenti cette impression de lourdeur, comme si l'auteur en faisait trop.

A part les deux moines qui m'ont fait bien rigolé, je ne me suis attachée à aucun autre personnage. De toute manière, la plupart ne survivent pas longtemps... Vous l'aurez compris, le crime et la mort sont les thèmes principaux du livre. Beaucoup de vulgarité dans le récit, le style n'est pas très recherché mais ça contribue pleinement à se positionner dans l'atmosphère de cette ville assez spécial, où la violence est omniprésente.

La chute du livre est étonnante et offre des présages intéressants concernant le deuxième tome. J'avoue qu'elle m'a rendu tout de même un peu curieuse.

En final, le genre du livre est vraiment spécial. Soit on y adhère, soit on y adhère pas. Pour ma part, je peux dire qu'il s'agit quand même d'une déception. Ce livre a tellement fait parler de lui que je m'attendais à je ne sais quoi. Je dois être une des rares à ne pas avoir apprécié ce livre ; il y a tellement d'avis positifs sur le net ! Mais bon, je n'ai pas du tout accroché. L'intrigue principale (la quête de la  pierre précieuse) m'a plu néanmoins. L'originalité de ce livre ne fait pas de doute. Pour cette raison, je le conseille à ceux qui recherchent un peu de nouveauté.

Note : 6.5/10

Livre 16/26

Challenge Livra'deux pour PAL'addict [3]

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Le principe: En binôme, chacun choisi dans la PAL de l'autre, trois livres : Qu'il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire
* Dont il aimerait avoir l'avis d'un ami
* Des titres qui vous interpellent pour leur résumé... 
Sur ces trois livres, vous en choisissez un et dans un délai imparti, vous devez le lire et en faire un avis.

Les dates:

1. Vous avez jusqu'au 15 Mai pour vous inscrire, en binôme ou au tirage au sort. -> Inscription : Par ici !
*Pour les binômes tirés au sort, vous aurez le nom de votre partenaire ce jours-là où dans les jours qui suivent.
2. Le challenge se termine le 31 Juillet.

C'est parti pour une troisième édition de ce challenge. Je me suis inscrite pour challenge avec Biblio87 ! :) Voici donc nos propositions et nos choix :



Mes propositions à Biblio87 : 


Elle ne s'est pas encore décidée mais ça va venir, hihi.
Avis à Venir.
Biblio87 m'a proposée :

Vu que je ne sais pas du tout quoi choisir, je vais tout simplement lire les trois, si j'ai assez temps !
Je vais sans doute commencer avec Les secrets de Wisteria. ♥
Avis à venir.

On ne badine pas avec l'amour

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Auteur : Alfred de Musset.

Titre : On ne badine pas avec l'amour.

Résumé :
On siffle sa première pièce ? Musset s'en moque, il publiera les autres pour son plaisir, insouciant d'aucune règle, sauf celle de ses caprices et de sa fantaisie douloureuse et si légère. Ce sera son " spectacle dans un fauteuil ". c'est pourquoi on ne cessera jamais de jouer ses comédies et proverbes. Dans quel rêve, quel château, quel parc mélancolique sommes-nous ? Le jeune seigneur Perdican devrait y épouser sa cousine Camille, mais en un instant il décide d'aimer une jeune bergère. Soudain dédaignée, Camille, qui ne croyait pas à l'amour, connaît le dépit, la jalousie, l'égoïsme de la passion. Autour d'eux, s'agitent des personnages fantoches d'une cocasserie irrésistible. Dans ce théâtre féérique, on se croise, on se déchire, on s'ennuie, on croit que tout est vain, on triche, on se désire, on souffre jusqu'à en mourir. Comme dans la vie.
 
* * *

C'est mon premier livre de Musset. On vante souvent ses pièces de théâtre, il fallait donc absolument que je m'y essaye. Puisque On ne badine pas avec l'amour faisait partie du Baby Classique de Livraddict, c'était l'occasion de découvrir Musset ! 

Le style d'écriture correspond bien à l'époque mais reste simple et abordable. Pas de vocabulaire difficile, encore moins de phrases . Ce qui rend la lecture très fluide et agréable. Un bon point pour Musset. :)

L'intrigue est plutôt simple. Deux cousins ayant été élevés sous le même toit, se retrouvent après une longue séparation. Le père de Perdican décident de les marier ensemble... Perdican ne semble pas contre l'idée mais Camille a d'autres projets puisqu'elle désire se faire religieuse. Mais lorsque Perdican fait semblant de se prendre d'amour pour Rosette, la jalousie ronge Camille qui se décide à revoir ses priorités. Commence alors un jeu entre les deux amoureux qui conduira à une vraie tragédie, ce qui explique le nom donné au livre.

Camille et Perdican sont deux personnages bien façonnés. La relation qu'ils entretiennent semble très solide, malgré leurs rapports froids au début. Je les ai appréciés tous les deux, pour leurs caractères bornés et assez orgueilleux. De plus, la présence de certains personnages vraiment ridicules ont donné à la pièce de théâtre un certain soupçon d'humour que j'ai apprécié.

En somme, c'est une pièce de théâtre que j'ai lue d'une traite et que j'ai pris bien aimé. Mais au final, je ne l'ai pas trouvée exceptionnelle. Elle est sympa, se lit bien mais c'est tout. Un classique avec lequel on ne se prend pas du tout la tête, que je conseille à tout le monde (même à ceux qui n'aiment pas vraiment les pièces de théâtre !)

Petit plus : Découvrir Les caprices de Marianne et Il ne faut jurer de rien du même auteur. Ces deux livres me tentent bien. :)

Note : 7/10

Extrait de la tirade de Perdican : (Acte II scène V)
Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : "J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui."

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme

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Auteur : Stefan Zweig.
 
Titre : Vingt-quatre heures de la vie d'une femme.
 
Résumé :
Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée... Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive. Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une de ses plus incontestables réussites.
 
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Outre la biographie de Marie-Antoinette, voici le second roman de Zweig que je lis (après Le joueur d'échecs). Et ce fut de nouveau un véritable coup de coeur ! Dans un peu moins de cent trente pages, Zweig nous happe totalement dans son histoire et nous laisse complètement hagard à la fin de la lecture. Je l'ai lu d'une traite et l'est reposé à la fin, amplement satisfaite et particulièrement rêveuse.

Le grand plus de l'auteur est sa capacité à nous transmettre toutes les émotions de ses personnages. Ses descriptions des sentiments sont vraiment étonnantes ! Sans trop en faire, l'auteur parvient à rester dans le réalisme. On arrive presque à toucher ce qui se dégage de ses personnages, on s'identifie à eux et on les comprend.

J'ai particulièrement apprécié les méthodes de Stefan Zweig. Avant de nous mener vers l'histoire principale, il prend le temps de poser un cadre. Ce sont donc deux intrigues imbriquées que nous présente l'auteur. L'histoire commence avec un vrai drame. Une épouse quitte son mari et ses enfants au bras d'un dandy, sans un regard en arrière. Si tout le monde l'accuse et la méprise, le narrateur prend sa défense et s'attire les foudres des autres. Mais il a l'avantage d'attirer l'attention d'une dame anglaise d'un âge avancé, Mrs C. Grâce au fâcheux évènement, les deux personnes se rapprochent...et doucement, cela va conduire Mrs C. à confier au narrateur ces vingt-quatre heures de sa vie qu'elle n'arrive toujours pas à oublier...

Mrs C. est un personnage fascinant ! Son courage et son audace m'ont particulièrement touchée. L'histoire qu'elle va narrer avec franchise - même si elle craint d'être jugée - la rend encore plus attachante. Sa faiblesse face aux sentiments qui l'ont assiégée, le dilemme dans lequel elle a été posée, sa peur du jugement... Tant de détails qui font de la vie de ce personnage un véritable trésor d'émotions à découvrir.

L'intrigue présentée est très poétique mais la nature humaine vient mettre son grain de sel. Zweig a fini son histoire avec une pointe très réaliste... Je ne donne pas plus de précision, je vous laisse découvrir ce livre que j'ai tout simplement adoré !

Note : 9/10
Citation :
Vieillir, n’est au fond, pas autre chose que n’avoir plus peur de son passé.  

Citation :
[...]ceux qui tombent, entrainent souvent dans leur chute ceux qui se portent à leur secours. 

Extrait :
La plupart des gens n'ont qu'une imagination émoussée. Ce qui ne les touche pas directement, en leur enfonçant comme un coin aigu en plein cerveau, n’arrive guère à les émouvoir ; mais si devant leurs yeux, à portée immédiate de leur sensibilité, se produit quelque chose, même de peu d’importance, aussitôt bouillonne en eux une passion démesurée.