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Mon père est parti à la guerre

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Auteur : John Boyne.

Titre : Mon père est parti à la guerre.

Résumé : 28 juillet 1914. Le jour où la guerre éclate, le père d'Alfie promet qu'il ne s'engagera pas. Et rompt sa promesse le lendemain. Quatre ans plus tard, Alfie ignore où il se trouver. Est-il en mission secrète comme le prétend sa mère ? Alfie veut retrouver son père.

* * *

Je commence par remercier Gallimard Jeunesse pour l'envoi de ce livre dans le cadre de l'opération On lit plus fort Mon père est parti à la guerre sortira le 25 Avril

Je me suis toujours intéressée aux livres qui traitaient des guerres mondiales. J'en ai lu pas mal mais c'est la première fois qu'un roman jeunesse me touche autant. J'ai terminé Mon père est parti à la guerre en moins de vingt-quatre heures tellement j'ai été prise par son histoire ; ce fut un véritable coup de coeur !

C'est l'histoire de la guerre mondiale vue par un petit garçon. Alfie fêtait ses cinq ans lorsque la guerre fut déclarée. Il vit son père, Georgie, s'enrôler de son propre gré dans l'armée. On disait que la guerre finirait à Noël. Mais les Noël passaient et son père n'était toujours pas rentré ; pire encore, ses lettres se sont éteintes. Il lui est impossible d'en discuter avec sa mère qui continue à prétendre que Georgie est en mission pour le gouvernement. Se pourrait-il que... ? Alfie est décidé à connaître la vérité coûte que coûte.

Un livre avec un héros si jeune pourrait susciter quelques hésitations. L'idée du "trop jeunesse" occupe beaucoup de lecteurs mais je peux vous assurer que l'intrigue n'a rien de puérile. Je suis entrée dans l'histoire dès les premières pages alors qu'Alfie n'avait que cinq ans. C'est un personnage très en couleur, courageux, déterminé et indépendant. Je me suis fort attachée à lui et j'ai eu de la peine à le quitter en refermant le livre. 

La détresse du personnage principal m'a beaucoup marquée. Alarmé par leur situation financière précaire malgré son jeune âge, il fait tout pour aider sa mère qui semble assez dépassée par les événements. Attaché à son père qu'il n'a pas vu depuis quatre ans, Alfie ne cesse de guetter la moindre information qui lui permettra d'en savoir plus sur sa situation. C'est un fardeau très important sur les jeunes épaules d'un garçon de neuf ans mais Alfie a du caractère et s'en sort bien.

Les souvenirs d'Alfie et de son père avant la guerre sont éparpillés dans le récit. J'ai beaucoup aimé ces petits flash-backs. De même, les lettres du père m'ont beaucoup touchée. J'ai malgré tout trouvé certains passages assez difficiles. Je pense surtout aux descriptions des hôpitaux militaires. Ce sont des passages marquants, durs et forts. J'aurais du mal à les oublier.. Ces descriptions sont la réflexion de la réalité.

Ce que je regrette dans ma lecture est de ne pas avoir recroisé Marianne. C'est un personnage qui apparaît le temps d'un chapitre et que j'ai beaucoup aimé. La plupart des personnages dans le livre, à part les proches d'Alfie bien sûr, ne sont que furtifs. Certes, cela rend les choses un peu plus réelles mais on voudrait tout de même connaître leurs destinées.

En final, c'est un livre avec lequel j'ai passé un très agréable moment. John Boyne a une écriture soignée et très fluide. Les chapitres s'enchaînent sans problème et il est difficile de se décrocher de leur lecture. Un grand de coeur pour ce roman qui m'a beaucoup marquée. Je le conseille à tout lecteur, petit comme grand.

Petit plus : Boyne est l'autre du Garçon en pyjama rayé qui a été traduit dans plus de 46 langues. Ca me rend fort curieuse, tout ça. 

Note : 9/10

Extrait : 
- On disait qu'elle sera finie à Noël, mais ce n'était pas vrai.
- Même si elle se termine, une autre lui succédera bientôt. Les guerres sont comme les bus. Tu en rates une, tu attrapes la suivante.

Deux soeurs pour un roi

21
Auteur : Philippa Gregory

Titre : Deux soeurs pour un roi.

Résumé : " Je serai sombre, française, à la mode et difficile ; vous serez douce, ouverte, anglaise et belle. Quelle paire nous formerons ! Quel homme pourra nous résister ? " Tels sont les premiers mots prononcés par Anne Boleyn à l'endroit de sa soeur Marie quand elle la rejoint, en 1522, à la cour d'Angleterre. Introduite au palais de Westminster, à l'âge de 14 ans, Marie Boleyn séduit le roi Henri VIII auquel elle donnera deux enfants. D'abord éblouie par le souverain, elle comprend qu'elle sert d'appât au milieu des complots dynastiques. Quand l'intérêt du roi pour elle s'émousse, Anne est chargée de le séduire à son tour. Désir, haine, ambitions, trahisons. Se déroulant sur quinze ans, cette fresque historique, racontée à la première personne par Marie Boleyn, dépeint les rivalités au sein de la dynastie des Tudor. Une histoire qui se terminera dans le sang.

* * *

Lecture commune avec Bouchon des Bois et Chez le chat du cheschire. Merci à vous les filles, je suis contente d'avoir lu ce livre en votre compagnie. ^^

Ah enfin ma première LC. Et avec quel livre ! Deux soeurs pour un roi m'avait conquise, il y a des mois de cela. Mais lorsqu'il a rejoint ma PAL, je n'avais pas trouvé le temps de le glisser dans mes lectures en cours. Je suis contente d'avoir attendu, tout de même, puisque c'est l'occasion de partager mes impressions avec mes deux partenaires.

Je ne pensais pas que ça serait aussi addictif, comme histoire. En temps normal, j'aurais mis des semaines à finir ce pavé (il faut savoir que je lis beaucoup de romans en parallèle). Mais j'étais tellement prise par l'intrigue que je délaissais mes livres pour me consacrer à celui-là.

La famille Boleyn est tout juste... fascinante. Je n'ai jamais pris autant de plaisir à haïr des protagonistes. Hypocrisie, fausse estime et mépris, coups bas... Tous les moyens sont bons pour se faire bien voir par la famille royale et gravir les échelons. Non contente d'être présente à la cour, cette famille est arriviste et désire éliminer toutes les têtes qui se trouvent sur son chemin. Elle veut atteindre le trône et l'aura coûte que coûte. Le chef de famille, grand fayot, fraternise avec ses ennemis lorsqu'il voit cela nécessaire. Ses parents sont des pions sur un échiquier ; et ses plus grands soldats ? Les femmes.

C'est fou comme la femme avait une place moindre dans la société. Simple objet, on lui demandait d'être soumise et d'obéir. Son ultime but dans sa misérable existence : se marier et enfanter. Marie Boleyn, l'héroïne, ne sort pas du lot puisque sa famille désire l'utiliser pour atteindre le roi. Ils rêvent éveillés : si seulement Henri VIII pouvait se séparer de la reine qu'on puisse mettre Marie à sa place. Innocente jouvencelle, Marie s'éprend du roi et souffre en silence face à l'injustice de son sort, lorsque le royal personnage finit par se lasser d'elle. Mais les Boleyn sont aveugles à sa détresse puisque seule la fin compte, les moyens pas vraiment ; ils substituent Marie par Anne, sa grande soeur.

A part Marie, tous les personnages principaux sont pourris jusqu'à la racine. Je pense surtout à Anne dont l'égoïsme, la vanité et la mesquinerie supplantent tous ses autres traits de caractère. Dangereuse dame à la langue aiguisée, Anne se distingue tout de même par le fait qu'elle ne se laisse pas faire. Ses buts sont fixés, les dés sont jetés, elle gagnera coûte que coûte.

L'intrigue est vraiment bien menée. Le livre est divisé selon les quatre saisons et s'étale sur plusieurs années. Les parties sont courtes et bien ciblées ce qui facilite grandement la lecture et la rend très rythmée. Le style d'écriture est vraiment magnifique. J'admire la plume de Gregory ! 

Côté narration, cela se fait à la première personne. Un point très positif puisqu'il permet de se rapprocher de l'héroïne, de mesurer ses sentiments et l'adopter en fin de compte. Marie est une bonne narratrice mais j'avoue que j'aurais bien aimé connaître le point de vue d'Anne aussi. Ça aurait été bien intéressant.

Gregory nous plonge dans l'époque, sans grande peine. Les décors respirent le passé, le dialogue est bien maitrisé. Même les occupations de l'époque sont dépeintes avec beaucoup de talent. On a l'impression de s'y retrouver.

J'ai lu, par contre, que côté histoire, ce n'est pas tout à fait ça. Gregory a pris de grandes libertés avec les personnages, en particulier celui d'Anne. Il s'agit donc d'un livre historique fort romancé. J'avoue que ça m'a un peu refroidi, puisque je pensais au début que c'était une valeur un minimum sûre. Vu que mes connaissances sur la maison Tudor et l'ère Élisabéthaine sont très modestes, j'ai décidé de m'appuyer sur d'autres titres pour me faire une idée sur la question, plutôt que sur le livre de Gregory. 

En final, je le conseille donc à tout le monde, du moment à ce qu'on ne s'attend pas à des détails vraiment réels. Les grandes lignes sont là mais le fond de l'histoire et les personnages ne sont pas fidèles à la réalité. ^^

D'autres avis ? Jetez un coup d'oeil à celui du Chez le chat du Cheschire et de Bouchon ! :D

Note : 8.5/10

Extrait :
"- Dites à Anne...
Je m'interrompis. Il y avait trop à dire. Je ne pouvais résumer d'un mot ces années de rivalité suivie de cette alliance forcée, notre amour sans cesse corrompu par cet irrépressible besoin de surpasser l'autre. Comment lui déclarer combien je l'aimais et étais heureuse d'être sa soeur [...] ? Comment enfin lui dire que jamais je ne lui pardonnerais ce qu'elle nous avait fait quoique je comprisse ses raisons ?
- Quoi ? S'enquit Catherine.
- Dites lui que je pense à elle, répondis-je simplement. Tout le temps, chaque jour, comme toujours."

Le secret des Médicis

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Auteur : Theresa Breslin.

Titre : Le secret des Médicis

Nombre de pages : 507.

Résumé : Matteo s’est longtemps demandé qui il est vraiment. Sans famille, il a toujours vécu un peu à part. Un jour, un gentilhomme le prend sous sa protection. Avec lui, Matteo va tout apprendre, découvrir Florence, entrer à la cours des Médicis, rencontrer la mystérieuse Eléonore. En gardant, toujours accroché à la ceinture un mystérieux sceau, comme un secret autour de sa naissance.
Un roman 100% historique !

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Tout d'abord, je remercie chaleureusement le site Livraddict pour le partenariat ainsi que les Editions Milan (collection Macadam) pour l'envoi du livre (et du joli marque-page, hihi) !

Voilà un livre avec lequel j'ai passé une semaine très agréable ! Quand j'avais vu le nombre de pages assez conséquents, je n'avais pas pensé que je le finirai aussi vite ! Mais l'histoire est addictive, j'ai été totalement entrainée par les évènements. J'ai mis mes autres livres en cours de côté pour pouvoir m'y plonger avec tous mes sens et c'est avec ample satisfaction que je l'ai refermé, avec une petite pointe de regret de quitter ce beau monde.

Le contexte historique de Le secret des Médicis m'était totalement inconnu. Je ne me suis jamais intéressée à l'Italie du seizième siècle, à tort évidemment car c'est une époque très intéressante. En refermant ce livre, je me suis sentie comme après la lecture de Marie-Antoinette de Zweig... J'en suis sortie avec une immense envie d'en apprendre plus, de me documenter ! Je pense que ça sera mon passe-temps pour un certain moment ! :D

Vous l'aurez compris, cette lecture a été un vrai coup de coeur pour moi, pour de multiples raisons. Déjà, c'est un récit d'aventures. Qui dit aventures, dit action ! Difficile de s'ennuyer alors qu'on suit le parcours du personnage principal. L'auteure prend la peine de ne pas laisser son lecteur dans de longues périodes d'inactivité. Elle relance l'histoire d'un coup et parfois d'une manière à ce que ça soit étonnant.

En parlant de l'histoire, il faut absolument que je vous introduise à l'intrigue principale. Matteo a dix ans. Il était sur le point de se noyer lorsqu'une personne charitable l'a secourue. Cette personne n'est nulle autre que le très célèbre Léonard de Vinci ! Assisté par deux acolytes, l'homme aux multiples talents prend le jeune garçon sous son aile. Ce dernier va montrer sa disposition à se mettre à son service et il deviendra son serviteur. Mais tout n'est pas rose car Matteo n'est pas tranquille. Il se sait en danger car il a dérobé un objet de grande valeur pour le compte d'un certain Sandino et l'a trahi en prenant la fuite. Il sait que Sandino est sur son dos et qu'il ne tardera pas à le retrouver pour récupérer l'objet.

Le contexte historique est très bien mené, sans aucun doute ! L'auteure a l'avantage d'avoir eu recourt à des personnages réels notamment : Léonard de Vinci, Salai et Francesco Melzi (deux de ses disciples qui ont vraiment existé), Cesar Borgia, Mona Lisa del Giocondo, Raphaël et Michel-Ange... Découvrir ces personnages fascinants même dans une oeuvre de fiction m'a donné l'envie d'en savoir plus sur eux. Ce fut une belle méthode de susciter l'intérêt du lecteur vers cette époque-là. J'ai été satisfaite de voir que Theresa Breslin a pris aussi la peine de nous introduire aux conflits qui avaient lieu à ce moment là, les problèmes, les enjeux sociaux, économiques et politiques, la place de l'art, la condition de la femme... Vraiment, ce fut une réussite !

Les thèmes abordés dans ce livre sont vraiment, vraiment variés ! Ca a du demandé un gros travail à l'auteure car elle parle inventions, architecture, médecine, peinture, éducation, combats... Bref, il s'agit d'un livre extrêmement complet ! C'est l'occasion d'apprendre de nouvelles choses.

La narration de Breslin est assez spéciale. Elle fait par moments de grandes ellipses narratives pour présenter vaguement ce qui se passe avant de revenir plus tard pour les explications. C'est assez risqué en général car il y a possibilité de perdre le lecteur. Mais Breslin maitrise sa plume comme un maître. Son procédé est donc original et très efficace. J'ai beaucoup aimé son style d'écriture ainsi que la manière dont le récit est narré.

Un autre point fort est certainement le personnage principal. Matteo est vraiment... superbe ! Il est très courageux et désintéressé avec ses amis mais possède un côté borné, une vraie tête de mule ! Son évolution au fil du livre est à noter. Il grandit au fil des pages et on s'attache de plus en plus à lui. L'auteure n'a pas cherché à en faire un héros. C'est un personnage avec ses forces et ses faiblesses, c'est peut-être pour cette raison qu'on s'identifie aussi facilement à lui. Bien sûr, j'ai été plus que satisfaite par Léonard de Vinci. L'auteure a tenu à garder un certain recul avec ce personnage ; beaucoup de mystère l'entoure, donc. Mais ça ne m'a pas empêchée de l'apprécier.

Par moments, le personnage principal est amené à raconter des légendes pour divertir son maître et parfois ses amis. J'ai été ravie de les découvrir (j'ai toujours adoré les contes). Ma préféré, tirée de la mythologie grecque, est celle qui explique pourquoi le paon a "des yeux" sur sa queue.

Je tiens à ajouter qu'il ne faut surtout pas s'arrêter sur la mention "jeunesse" du livre. C'est un roman qu'on peut lire à tout âge et qui correspondra aux jeunes et aux moins jeunes. Par contre, quelques rares scènes assez violentes (qui décrivent bien la violence des Borgia) sont à noter. Elles peuvent choquer. ^^ La fin, quant à elle, n'est pas imprévisible mais je trouve qu'elle conclut très bien le livre.

Je sors du cadre de l'histoire pour soulever un petit point qui m'a un peu dérangée. Je trouve que le résumé au dos du livre n'est pas très attirant. Dans une librairie par exemple, je ne me serai même pas arrêtée sur ce livre et j'aurais raté une intrigue très prometteuse. Le résumé aurait pu citer plusieurs de ces points forts, notamment Léonard de Vinci qui y mérite sa place ! Mais bon, ce n'est que mon point de vue. :)

Note : 9/10

Citation :
Sur notre passage, les ombres défilaient, rampaient sur nos talons, apportant avec elles les spectres qui planaient dans la nuit, prêts à fondre sur les imprudents. 

Extrait :
Un jour, il me prépara de l'encre et une plume. Il m'annonça que le moment était venu pour moi d'écrire mon premier mot.
[...] Je copiai le mot qu'il avait écrit : la première lettre et ses longues courbes descendantes ornées de plumes vers le haut, les voyelles ventrues, les lettres jumelles au milieu du mot que l'on prononçait d'un ton sec.
Les lettres étaient là, ensemble elles formaient un mot et cela paraissait tellement évident.
Le mot se détachait clairement sur la feuille, il était aussi pur que le carillon d'une cloche par un matin d'hiver.
Matteo 

Le Chant des Sorcières

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Auteur : Mireille Calmel.

Titre : Le Chant des Sorcières, tome 1

Résumé : En 1483, dans le Vercors, la jeune Algonde fille de l'intendante du château de Sassenage, échappe miraculeusement à la mort après être tombée dans un torrent. Sous le choc, elle confie avoir été sauvée par la fée à queue de serpent, Mélusine... Désormais, pour la fière Algonde, rien ne sera plus comme avant. Afin d'échapper à une redoutable prophétie, elle doit percer les secrets du château: Quel mystère entoure la mort de la baronne? Pourquoi la plus haute chambre du donjon est-elle condamnée? Et surtout, d'où lui vient cette ressemblance troublante avec la fée? La jeune fille s'apprête à combattre des puissances aussi mystérieuses que maléfiques...

* * *

Ce premier tome de la trilogie montre tout le travail que l'écrivain a fourni. Dès les premières pages, on voit Calmel s'est fort bien documentée pour esquisser son histoire qui se déroule dans le moyen-âge. Les relations maîtres-servants, les évènements (joutes, ...), les décors, les personnages eux-mêmes et les manières dont ils s'expriment... Tant de facteurs qui nous donnent l'impression d'être plongés au beau milieu du quinzième siècle. D'un point de vue époque et historique, il n'y a rien à reprocher à l'auteur !

L'intrigue en elle-même ne manque pas d'intérêt mais l'aspect fantastique m'a un peu rebutée. Le résumé ne dévoile que quelques bribes de l'histoire... Je m'attendais à une légende inouïe, des croyances superstitieuses mais pas à du fantastique pur et dur. J'avoue que lorsqu'on s'est mis à parler "Harpies", j'ai commencé à décrocher progressivement.

Il faut dire que les personnages ne m'ont pas du tout aidée. A part Algonde (le personnage principal) et quelques autres que je pourrai compter sur les doigts de la main, je n'ai pas tant apprécié les autres. Philippine, la fille du baron, est particulièrement détestable.

Ce fut une lecture assez laborieuse pour moi mais à laquelle j'ai quand même pris du plaisir à certains moments. J'avoue que je suis tout de même curieuse vis-à-vis de la suite. Si j'ai l'occasion de lire les deux autres tomes, je ne la raterai peut-être pas. :)

Note : 6.5/10

Marie-Antoinette

6
Auteur : Stefan Zweig.

Titre : Marie-Antoinette.

Résumé : Vilipendée par les uns, sanctifiée par les autres, l'" Autrichienne " Marie-Antoinette est la reine la plus méconnue de l'histoire de France. Il fallut attendre Stefan Zweig, en 1933, pour que la passion cède à la vérité.
S'appuyant sur les archives de l'Empire autrichien et sur la correspondance du comte Axel de Fersen, qu'il fut le premier à pouvoir consulter intégralement, Stefan Zweig retrace avec sensibilité et rigueur l'évolution de la jeune princesse, trop tôt appelée au trône, que la faiblesse et l'impuissance temporaire de Louis XVI vont précipiter dans un tourbillon de distractions et de fêtes.
Dans ce contexte, la sombre affaire du collier, habilement exploitée par ses nombreux ennemis à la cour de France, va inexorablement éloigner Marie-Antoinette de son peuple.
Tracé avec humanité et pénétration, ce portrait est assurément un des chefs-d'œuvre de la biographie classique, où excella l'auteur de Trois poètes de leur vie et de Vingt-quatre heures de la vie d'une femme.

* * *

Je vous présente le livre qui a su me réconcilier avec le genre historique. Je ne me suis jamais intéressée à l'Histoire. Je n'aimais pas tellement cette matière qu'on nous inculquait à l'école. Mais je me rends compte maintenant de ce que j'ai pu rater en fermant les yeux devant ce genre littéraire très intéressant. C'est décidé, dès aujourd'hui, j'élargis mon champ littéraire et je m'ouvre un peu plus au genre historique. J'ai déjà pas mal de titres dans ma wish-lit, grâce à la collaboration de certains internautes fan du genre. ^^ Il me tarde de découvrir d'autres livres, en particulier les biographies.

J'avoue avoir été fascinée par la révolution française, lors de mes cours d'histoire. Il me semble que c'était un fait historique qui m'intéressait depuis longtemps. Et bien sûr, mon intérêt couvre bien Marie-Antoinette que je trouve vraiment fascinante ! Ce livre était l'occasion d'en savoir plus sur elle et sur les évènements historiques qui l'entouraient dont certains titillaient ma curiosité (en particulier la célèbre affaire du collier).

Je ne pensais pas que je tirerai autant de plaisir d'une biographie historique. Le style de Zweig est vraiment excellent. Il arrive à véhiculer les informations sans imposer son jugement, laissant au lecteur le soin de prendre une position. Son récit a du demander bien des recherches. On voit que l'auteur est connaisseur dans le domaine. J'ai appris bien des choses grâce à lui.

J'ai trouvé particulièrement fascinant les extraits de lettres présentés par le biographe. Cela donnait plus de présence à la dernière reine ainsi que tous ces personnages qui l'entouraient. J'ai décortiqué ces missives, appréciant leur style, la subtilité des mots choisis... Un vrai délice.

Finalement, ce récit a non seulement oeuvré à susciter mon intérêt vis-à-vis des livres historiques mais m'a poussée à en savoir encore plus sur Marie-Antoinette à travers d'autres points de vue.

Petit plus : Voir les adaptations cinématographiques traitant le sujet.
Clin d'oeil : Lady Oscar, la rose de Versailles. Un excellent anime ! Je me sens d'humeur tout à fait nostalgique quand je regarde ces épisodes. Puis c'est si intéressant puisque l'un des personnages secondaires n'est nul autre que Marie-Antoinette.

Note 9/10
Extrait :
A deux heures de l'après-midi on ouvre les grandes grilles dorées du château. Une immense calèche traînée par six chevaux sur un pavé raboteux emmène le roi, la reine et toute la famille ; ils quittent Versailles pour toujours. Un chapitre de l'Histoire, dix siècles d'autocratie royale viennent de prendre fin.

Citation :
C'est seulement lorsque le jeu devient grave et que la couronne lui est enlevée que Marie-Antoinette acquiert l'âme d'une reine.

Le Nom de la rose

6

Auteur : Umberto Eco


Titre : Le Nom de la rose

Résumé : Rien ne va plus dans la chrétienté. Rebelles à toute autorité, des bandes d'hérétiques sillonnent les royaumes et servent à leur insu le jeu impitoyable des pouvoirs. En arrivant dans le havre de sérénité et de neutralité qu'est l'abbaye située entre Provence et Ligurie, en l'an de grâce et de disgrâce 1327, l'ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, se voit prié par l'abbé de découvrir qui a poussé un des moines à se fracasser les os au pied des vénérables murailles. Crimes, stupre, vice, hérésie, tout va alors advenir en l'espace de sept jours.

***
Avant toute chose, je devrai mentionner que j'ai fait deux tentatives de lecture qui se sont révélées un échec avant de venir à bout de ce roman. Par deux fois, je m'étais arrêtée avant les premières cent pages, fatiguée de ce livre. Je me suis posé un défi : le finir à tout prix. Cette fois-ci, je m'étais dit que je ne reposerai ce bouquin qu'après la dernière page lue. Si le roman n'avait pas une grande réputation, je ne me serai pas autant accrocher à l'idée de le lire. Je suis là pour affirmer que Le Nom de la rose mérite la renommée qu'on lui prête ; il s'agit d'un grand chef-d'oeuvre.

Ce qui a rendu ma lecture laborieuse est surtout le contexte historique et théologique. Lorsque le narrateur, Adso de Melk, commençait à partir dans des explications qui évoquaient des événements passés, je ne pouvais . Pis encore, quand les personnages débattaient des sujets ou se lançaient dans de longues discussions qui ne menaient à rien, je n'avais d'autres choix que de sauter honteusement ces pages qui m'assommaient. De plus, le latin était fort présent. Dans tous les chapitres, il y a au moins une citation ou un passage en latin, sans que l'auteur daigne mettre une traduction en bas de pages. Je ne sais pas si j'ai raté beaucoup mais préférant me consacrer à ma lecture que passer mon temps à chercher, je sautais sans culpabilité ces lignes obscures.

Evidemment, j'ai pu me consacrer amplement à l'intrigue qui mérite toutes les éloges. Il est rare de tomber sur un polar aussi bien dressé. J'ai suivi l'histoire avec grand intérêt en me rendant compte de ce que j'aurai pu rater si je n'avais pas essayé de le lire. Les descriptions étaient superbes ! Les personnages ne manquent pas d'intérêt, en particulier Guillaume de Baskerville qui se distingue par sa grande intelligence. Ses raisonnements et ses discours sur la logique m'ont particulièrement marquée.

Ce fut une lecture qui m'a pris du temps mais qui m'a beaucoup satisfaite. Je conseille fortement ce livre !

Note : 8/10