Lectures en cours

Affichage des articles dont le libellé est Science-fiction. Afficher tous les articles

Delirium, tome 1 de Lauren Oliver

39
Auteur : Lauren Oliver

Titre : Delirium, tome 1 

Résumé : Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes…« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »

* * *

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge LDPA sur Livraddict.

La première partie du livre est assez lente à démarrer. Mais c'est vraiment la partie où l'on apprend le plus sur l'univers de Delirium. Je ne me suis pas du tout ennuyée et j'ai trouvé le récit passionnant. L'auteure s'est montrée très imaginative en modélisant sa société. Les personnages qui ont subi l'opération sont vraiment crédibles et je me suis amusée à faire la transition entre notre monde et celui de Lena. C'est devenu rare de voir une dystopie où l'univers est bien mis en place et où les lignes directives sont très claires. J'ai particulièrement aimé les tests que doivent passer les adolescents avant leur opération pour leur associer un avenir et un compagnon pour la vie. 

Après avoir planté son décor, l'auteure nous introduit pleinement dans l'histoire. Les événements s'enchaînent très vite et on s'embarque totalement dans le récit. A ce moment-là, il m'a été vraiment difficile de lâcher le livre

Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce récit, c'est que l'héroïne évolue beaucoup. Son caractère, naïf et effacé, laisse place à un petit côté rebelle et à une grande force de caractère. Lena sait ce qu'elle veut et se battera pour l'obtenir. Elle prend conscience de choses importantes dans la vie et commence même à faire de l'ombre à Hana (un personnage haut en couleur). Je me suis vraiment attachée à elle, au début comme à la fin du premier tome !

La fin est vraiment sympathique et nous rend curieux vis-à-vis de la suite ; on a trop envie de savoir ce qui va se passer !

Pour conclure, il s'agit d'un livre où l'aspect dystopique est très bien étudié. On a pas mal de descriptions sur les années antérieures et ce qui a poussé la société à changer. Les personnages évoluent constamment et la stabilité n'est pas de mise dans le récit. De l'action complète le mélange et nous offre finalement une très bonne dystopie !

Note : 8.5/10



Divergente, tome 3

18
Auteur : Veronica Roth

Titre : Divergente T3

Résumé : Tris et ses alliés ont réussi à renverser les Érudits. Les sans-faction mettent alors en place une dictature, imposant à tous la disparition des factions. Plutôt que de se plier à ce nouveau pouvoir totalitaire, Tris, Tobias et leurs amis choisissent de s'échapper. Le monde qu'ils découvrent au-delà de la Clôture ne correspond en rien à ce qu'on leur a dit. Ils apprennent ainsi que leur ville, Chicago, fait partie d'une expérience censée sauver l'humanité contre sa propre dégénérescence. Mais l'humanité peut-elle être sauvée contre elle-même ?

* * *


Je remercie chaleureusement les éditions Nathan pour l'envoi du livre ! Après avoir fini le tome 2 de Divergente, j'ai directement enchaîné avec la fin de la trilogie. Je n'ai pas l'habitude de faire ça, préférant espacer les tomes d'une même saga. Je ne regrette pas du tout ma résolution puisque ça m'a permis de plonger totalement dans l'univers de Divergent. Je viens de refermer le livre à l'instant ; jamais une dystopie ne m'aurait autant marquée. Ce livre a été un immense coup de coeur !

Pour mouvementer son récit, Veronica Roth a décidé de jouer sur l'instabilité. Dans ce tome comme dans les précédents, les questions que se posent les personnages sont essentiellement "A qui faire confiance ? A qui s'allier ? " C'est un pur cycle vicieux qui n'en finit jamais parce que trahison et déception sont de la partie. Cette idée sur laquelle repose l'intrigue est pleine de ressource puisque l'action est toujours présente et on ne ressent aucun point mort dans le récit. L'auteure a donc exploité cela avec brio et je la félicite pour cela.

La partie personnages du livre est au meilleur de sa forme. Veronica Roth nous réserve des protagonistes différents, intéressants et dont on ne lasse pas. Tris et Tobias sont en tête du palmarès avec leurs caractères enflammés et leur bravoure. Mais l'histoire n'est pas centrée juste sur eux puisque nous avons l'occasion de mieux connaître les personnages secondaires, en particulier Caleb qui est assez présent dans le tome. Ce que j'apprécie le plus chez les personnages de Divergent, c'est ce sentiment de réalité qui s'émane d'eux. On sent qu'ils auraient pu facilement être des gens de notre entourage. Ce qui fortifie cette impression c'est qu'il est impossible de classifier les personnages du côté du mal ou du côté du bien. Chacun a une facette sombre qui surgit à un moment ou l'autre du récit. De plus, les relations entre les personnages évoluent constamment, que ce soit au sein d'une même famille, entre amis ou même entre Tris et Tobias. Des étincelles surgissent souvent et chassent toute monotonie.

Beaucoup de révélations sont à prévoir dans ce tome. On sent que le livre a été bien documenté puisque certains aspects s'insèrent très bien dans le registre de la science-fiction. L'intrigue est vraiment solide et ne manque pas d'intérêt. En plus, j'ai eu réponse à toutes les questions que je me posais dans les tomes précédents. L'auteure n'a laissé filer aucun détail !

Concernant la narration, Veronica Roth nous a habitué à un style d'écriture fluide et percutant. Cette fois-ci, elle a choisi comme narrateur Tris et Tobias, alternativement. Un procédé ingénieux puisque nos deux personnages se retrouvent pas mal de fois dans des situations différentes. Puis il est toujours intéressant de connaître le point de vue de plusieurs personnages.

Et cette fin.. Cette fin ! Je ne m'y attendais pas du tout ! Après une lecture aussi entraînante, le dénouement m'est tombé dessus avec grand fracas. J'adore qu'un auteur me surprenne, joue avec mes nerfs. Et cette fois-ci n'échappe pas à l'habitude. 

Vous l'aurez compris, ce livre fut un véritable coup de coeur pour moi ! Veronica Roth signe avec ce troisième tome la fin d'un grand chef-d'oeuvre de la dystopie. Je suis ravie d'avoir lu cette trilogie et je la conseille vivement !

Note : 10/10

https://www.facebook.com/LireEnLive?fref=ts

Time Riders, tome 7 : Les seigneurs des mers

8
Auteur : Alex Scarrow.

Titre : TimeRiders, tome 7 : Les Seigneurs des Mers

Résumé : Liam aurait dû mourir en mer en 1912, Maddy dans un accident d'avion en 2010, Sal dans un incendie en 2026. 
Mais une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter. Désormais, ils sont des Time Riders. 
Leur mission : éviter que les voyages dans le temps ne détruisent l'Histoire. 

Piégés à Londres lors du grand incendie de 1666, Liam et Rashim, la dernière recrue des Time Riders, ne peuvent repartir à la base. Ils échappent aux flammes en embarquant sur un navire pirate. Afin d'être repérés par Maddy et Sal postées dans le futur, ils n'ont d'autre choix que de devenir eux-mêmes de grands pirates et de marquer l'Histoire de leur empreinte...

* * *

Commencer une série par son tome 7 : checked !

En recevant la dernière parution dans la série TimeRiders par les éditions Nathan (que je remercie très chaleureusement), j'ai eu une petite frayeur : comment me familiariser avec des personnages qui ont eu le temps de se construire et se développer tout au long de sept intrigues ? Je me suis inquiétée pour rien parce que ma lecture s'est bien déroulée finalement.

Nous plongeons dans l'action dès les premières pages. Les héros, habitués aux voyages dans le temps, se décident à revivre le grand incendie de Londres qui s'est produit en 1666 mais les choses ne se passent pas comme prévus puisqu'ils se trouvent séparés. Les filles arrivent à rejoindre le dix-neuvième siècle tandis que Liam et Rashim sont enrôlés de force sur un vaisseau de pirates. 

Je crois avoir trouvé mon bonheur en matière de voyages temporels. Ce thème m'intéresse beaucoup et j'ai trouvé ce que je cherchais dans ce septième tome de la saga. L'auteur nous offre une intrigue qui repose sur de bonnes bases et qui est bien documentée. On ressent l'écart entre la société actuelle et celles du passé abordé dans le livre. Les transitions entre les dialogues, les faits réels, les décors sont crédibles... On accompagne tout à fait les personnages dans leur saut temporel.

A part l'Île au trésor de Stevenson, je n'ai jamais vraiment lu de livres avec une intrigue de pirates. J'ai tout simplement adoré ! Alex Scarrow nous propose un vrai récit d'aventures puisque l'action ne manque pas. Les péripéties sont également très bien menées ; je ne me suis pas sentie dépassée par les événements et j'ai pu suivre l'aventure avec facilité. Il faut dire que la narration en est pour beaucoup. Le livre est divisé en courts chapitres narrés à la troisième personnage et couvrant l'ensemble des personnages, tour à tour. De plus, la plume de Scarrow m'a vraiment séduite. Son écriture est soigneuse, fluide et donne beaucoup de plaisir à la lecture.

Malheureusement, je ne peux juger les personnages puisque certaines de leurs réactions/pensées restent rattachées aux tomes précédents. A part Liam que j'ai fort apprécié, les autres protagonistes sont restés flous et mystérieux à mes yeux ; je me pose beaucoup de question à leur propos : je suis intriguée et curieuse de mieux les connaître. 

En conclusion, j'ai vraiment passé un agréable moment de lecture. Très proche du coup de coeur, ce livre a été une vraie révélation pour moi et m'a donné envie de commencer la saga depuis le premier tome. 

Note : 8.5/10
https://www.facebook.com/LireEnLive?fref=ts

Les âmes vagabondes

26
Auteur : Stephenie Meyer.

Titre : Les Âmes vagabondes.

Résumé :
La Terre est envahie. L'humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Mélanie Stryder vient d'être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l'être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu'elle ne peut pas oublier. L'amour pourra-t-elle la sauver ?
* * *

J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge LDPA. Merci à mon binôme de-pages-en-pages ; sans toi, ce livre serait resté très, très longtemps dans ma PAL. Il faut dire que le fait qu'il soit assez imposant me faisait un peu peur, sans oublier que je n'ai jamais été très fan de Stephenie Meyer. Je craignais de perdre mon temps en me plongeant dans un roman aussi long ; il est indéniable que l'auteure a eu une grande tendance à s'étaler dans sa narration de Twilight sans présenter beaucoup d'actions. La peur d'être déçue aussi me faisait hésiter, même si Les âmes vagabondes a vraiment du succès. J'ai eu tort de m'en défier car au final, j'ai beaucoup aimé ce livre. Lorsqu'on plonge dans une histoire captivante, on oublie totalement le nombre de pages.

L'histoire parait un peu complexe à premier abord. Le début du livre, où on cherche habituellement des repères pour aborder l'intrigue, est narré d'une manière assez particulière. Il peut être compliqué de comprendre et de suivre l'histoire mais cet état instable ne dure pas très longtemps, heureusement. Par la suite, les choses s'éclaircissent, laissant place à un univers bien décrit et habilement mis en place.

J'ai beaucoup aimé le thème principal du livre. N'étant pas une grande fan de science-fiction, c'est bien la première fois que je me plonge dans un livre parlant d'extraterrestres. Stephenie Meyer a, néanmoins, su captiver mon attention et a centré mon intérêt sur les créatures étranges qu'elle présente dans son livre. Une petite touche féérique entoure la plupart de ces êtres ; ça doit être un des rares livres de science-fiction qui associent plutôt l'humain au mal et les extraterrestres au bien.

Dans Les âmes vagabondes, j'ai retrouvé certains points que je n'ai pas vraiment aimé dans Twilight. Vagabonde, le personnage principal, parait assez passive dans certaines situations. Cette tendance qu'elle a à se dévouer, à toujours passer le bonheur des autres avant le sien aurait pu être plus qu'agaçant mais au final, cela correspond plutôt à la description que Meyer fait des âmes. J'ai donc toléré ce point même si j'ai tiqué certains moments. Ensuite, il y a un triangle amoureux. La rivalité entre les deux jeunes hommes (dont je ne citerai pas les noms) était plutôt caricaturale, à mon avis. J'avais l'impression que leurs querelles étaient un peu exagérées et n'avaient rien de réel. Puis toute cette romance est un peu compliquée, au final... Heureusement que ses proportions ne s'étalent pas trop et laissent tout de même champ à des choses plus sérieuses dans l'intrigue. 

En tout cas, je salue fortement Meyer pour son idée d'avoir séparé les entités : corps et âme, chez l'humain. Ca a beaucoup de potentiel et je trouve qu'elle a bien su l'exploiter. De plus, j'ai beaucoup aimé certains personnages, dont Mélanie et Vagabonde qui font la paire. Leurs caractères très différents sont mis sous les projecteurs et leurs différentes réactions face aux péripéties donnent un certain intérêt à l'histoire.

Je trouve aussi que le style de Stephenie Meyer a plutôt mûri. Son écriture s'est améliorée et la lecture en devient plus intéressante. Certes, le livre est un peu trop long et l'action n'est pas toujours présente... mais d'un point de vue général, j'ai passé un très bon moment de lecture.

Note : 8/10

Petit plus : Meyer avait laissé suggérer que Les âmes vagabondes était une trilogie. A quand la suite ?

Un monde idéal où c'est la fin

9
Auteur : J. Heska.

Titre : Un monde idéal où c'est la fin.

Résumé :
Bienvenue dans un monde idéal !

Un monde idéal où la civilisation telle que nous la connaissons n’existe plus. Dérèglement du temps ? Avènement de la magie ? Crise climatique irréversible ? Épidémie mondiale de mort subite ? Extra-terrestres maladroits ? Invasion de poireaux découpeurs de cervelles ? Crise de déprime globale ? Robots hors de contrôle ? Zombies entreprenants ?
Découvrez 100 histoires drôles, émouvantes, tragiques ou absurdes qui mènent à notre perte !

Mais c’est quoi Un monde idéal ? C’est une collection de livres reposant sur un concept tout simple qui a fait le succès du site Internet www.jheska.fr : des textes courts et percutants relatant des histoires basées sur des « et si » ?

Un livre parfait pour un petit moment de détente égoïste, dans le bus, à la pause déjeuner, le soir avant de se coucher ou à la plage !

* * *

Un grand merci à Isabelle des éditions Seconde chance pour m'avoir permis de découvrir ce livre. 

Après avoir bien apprécié la lecture de Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir et un échec de lecture avec Il ne faut pas lutter contre le système, j'étais plutôt curieuse de savoir ce qu'allait me réserver Un monde idéal où c'est la fin. J'en sors plutôt satisfaite.

Un monde idéal où c'est la fin est composé de cent petites nouvelles qui s'étendent sur une ou deux pages. Chacune donne une raison particulière à la fin du monde. J. Heska visite en profondeur les risques qui menacent l'humanité et avec un style percutant, en l'espace de quelques lignes, il trouve moyen de centrer notre attention sur chaque sujet. Chacune des nouvelles est présentée par un titre mordant qui titille notre curiosité. Chaque cas se distingue des autres... J. Heska est armé d'une imagination très débordante ; il n'y a aucune sensation de redondance dans les différents récits. 

En outre, l'auteur n'hésite pas à user de sarcasme, d'ironie et d'humour noir pour attirer notre attention sur certains cas très sérieux. J'ai trouvé ce procédé ingénieux. J'avoue tout de même avoir eu du mal avec certaines nouvelles, ne sachant pas vraiment où l'auteur désirait en venir. 

Évidemment, des textes aussi courts impliquent une contribution bien moindre des personnages. Ce ne sont que des pions pour animer un peu les récits et les rendre plus vivants. Certains des protagonistes reviennent dans plusieurs nouvelles... mais bon, il n'est pas question de s'attacher à eux. Je pense que c'est le point le plus négatif des nouvelles courtes.

J'ai trouvé ce livre très divertissant et amenant à réfléchir. Il n'est pas à lire d'une seule traite ; il faut plutôt prendre son temps, à mon avis et glisser deux ou trois nouvelles entre deux lectures imposantes. En tout cas, je suis contente de l'avoir découvert.

Note : 7/10

Une planète dans la tête

5
Auteur : Sally Gardener.

Titre : Une planète dans la tête.

Résumé :
Depuis que ses parents ont dû fuir la répression d’un gouvernement brutal, Standish vit avec son grand-père dans la « zone 7 », celle des impurs, privés de tout, surveillés en permanence… Dyslexique, il subit à l’école brimades et humiliations jusqu’au jour où il se lit d’amitié avec son nouveau voisin, Hector. Ensemble, ils rêvent de s’évader sur Juniper, la planète qu’ils ont inventée. Mais Hector et ses parents disparaissent sans laisser de trace… Ont-ils été supprimés ?
* * *

Je remercie Gallimard jeunesse pour ce deuxième livre reçu dans le cadre de l'opération On lit plus fort !

Ma première lecture du livre ne fut pas si concluante. Je m'étais arrêtée vers les soixante pages, incapable de poursuivre. Mais j'eus raison de vouloir donner une chance au livre. A ma deuxième tentative, ce fut d'une traite que j'ai dévoré le livre.

J'ai été à premier abord découragée par la manière dont est tourné le récit. La narration m'avait extrêmement gênée. Se présentant comme une sorte de journal intime, livrant les passages les plus marquants des journées de Standish, le livre semble, par ailleurs, ne donner aucun repère dans le temps. L'auteure fait des sauts en arrière, repart de nouveau au présent et m'a perdue plusieurs fois en chemin. La chronologie m'avait laissée fort sceptique, requérant un certain effort pour pouvoir se retrouver. Mais avec plus de concentration, lors de ma seconde lecture, j'ai pu aisément dépasser ce point gênant, embarquant dans une histoire des plus originales. J'en fus à même de percevoir les points forts de la narration de l'auteur. Le livre est une suite de courts chapitres... La narration saute d'un moment à l'autre sans interruption, rendant le récit constamment actif. Le style de l'auteur s'accorde parfaitement à ce type de narration. De belles métaphores servent souvent de chutes aux chapitres.. J'ai beaucoup apprécié la plume de l'auteure.

Évidemment, la narration est faite à la première personne. Je ne suis pas habituellement fan de ce genre de narration - souvent mal exploitée - mais il faut avouer que l'auteure gère à merveille son procédé. Nous avons l'impression que les pensées du personnage sont aussi entrecoupées que les évènements qu'il narre.  

Le personnage principal est attachant. Mis à l'écart pour son physique particulier (il a les yeux vairons) et sa dyslexie, Standish se distingue aussi par sa grande imagination. Le duo qu'il forme avec son grand ami Hector fait particulièrement rêver. En outre, les personnages - aussi bien principaux que secondaires - sont dessinés si subtilement par l'auteure qu'il est difficile de rester insensible à eux.

Le monde créé par Sally Gardener est particulier. Il s'agit d'une dystopie mais les éléments présentés sont insuffisants pour dresser une image complète de l'univers. Seuls certains détails sont ébauchés ; imaginer les profondeurs revient au lecteur. L'ensemble fait assez fouillis jusqu'à ce qu'on annonce la trame principale. L'intrigue est captivante. J'ai beaucoup apprécié l'originalité du récit. Vraiment, ce fut une belle découverte.

Cela dit, je ne pense pas qu'il soit destiné aux plus jeunes... L'intrigue est assez complexe et demande bonne réflexion. Pour les plus de quinze ans donc et sans limite d'âge, c'est un texte à faire découvrir même aux plus grands 

Petit plus : Le livre sort le 26 Septembre, normalement ! :)

Note : 7/10

Extrait : (Une description tellement poétique)
L'homme était maigre comme un cou, avec une tignasse poivre et sel. Il avait des sourcils broussailleux gris, seul rempart contre un large front ridé qui menaçait de s'écrouler en une avalanche d'inquiétude sur le reste de son visage.

Animale : La malédiction de Boucle d'Or

14
Auteur : Victor Dixen.

Titre : Animale : La malédiction de Boucle d'or

Résumé : Et si le conte le plus innocent dissimulait l'histoire d'amour la plus terrifiante ?
1832. Blonde, dix-sept ans, orpheline, vit depuis toujours dans un couvent, entourée de mystères. Pourquoi les soeurs l'obligent-elles à couvrir ses cheveux d'or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes noires ? Qui sont ses parents et que leur est-il arrivé ? Quelle est la cause de ses évanouissements fréquents ?
Blonde est différente et rêve de se mettre en quête de vérité. Alors qu'elle s'enfuit du couvent pour remonter le fil du passé, elle se découvre un côté obscure, une part animale : il y a au coeur de son histoire un terrible secret.

* * *

Me voilà donc entrain de chroniquer le tout premier livre reçu dans le cadre de l'opération On lit plus fort ! :) Je remercie par cette même occasion l'édition Gallimard jeunesse de m'avoir choisie, je suis ravie d'être comptée parmi les membres de la promotion 2013 ! Un merci particulier à Victor Dixen pour la découverte de ce titre !

Le livre que j'ai reçu est donc Animale. Précédé par un prélude, ce livre se distingue par une intrigue s'inspirant du célèbre conte de Boucle d'Or et les trois ours. Une pointe d'originalité en somme ! Je suis une grande fan des contes, c'est toujours un plaisir de découvrir ce genre de livres. Une redéfinition d'un conte par la plume d'un autre auteur promet bien souvent un panache des plus intéressants et Animale ne déroge pas à la règle. Boucle d'Or et les trois ours n'a jamais été mon favori mais le livre de Dixen m'a permis de le regarder d'un oeil plus intéressé. L'auteur semble nous présenter dans ce livre la part sombre voire la part cachée du célèbre conte. C'est un souffle de nouveauté que prodigue ce livre en revisitant un conte qui nous semble bien innocent.

Dès les premières pages du prélude, j'ai été agréablement surprise par la plume de l'auteur. Si beaucoup de lecteurs ont eu l'occasion de découvrir Victor Dixen par son livre Jack Spark, c'était, pour ma part, une première confrontation. En m'attaquant à Animale, je n'avais donc aucune inquiétude. L'écriture de l'auteur est fluide mais reste tout de même magnifique. De belles tournures de phrases, des métaphores à faire rêver jonchent le récit, parées à être cueillies par les yeux. J'ai totalement adopté le style d'écriture de l'auteur et c'est une première lorsqu'il s'agit d'un livre de young-adult. Un livre avec une intrigue passionante, rédigé d'une écriture soignée, que demander de plus ? Des personnes intéressants ? 

Eh bien, Victor Dixen nous introduit une héroïne qui sort de l'ordinaire. Blonde, une jeune fille cloîtrée dans un couvent, qui rêve secrètement de liberté et qui va être impliquée dans une histoire palpitante. Ne manquant pas de courage, intrigante et attachante, Blonde possède tous les atouts qui font le succès d'un protagoniste. Les personnages qui l'entourent ne manquent pas d'intérêt non plus. Ils ne sont pas bien nombreux ; on peut donc les suivre sans grand problème.

La narration reste aussi un point fort du livre. Divisé en quatre parties, le récit est tour à tour fait par des points de vue différents. Il s'agit d'un stratagème ingénieux de l'auteur pour englober toute l'histoire et la présenter de manière compacte au lecteur. Cependant, ça reste une arme à double tranchant car certaines répétitions sont inévitables. En tout cas, ce fut intéressant de voir l'histoire du regard de plusieurs personnages.

Ensuite, le récit reste très actif. Les péripéties s'enchaînent, nous sommes dans un vrai roman d'aventure. De plus, l'auteur n'a pas peur de faire endurer à son personnage des situations difficiles. Blonde est confrontée à toute sorte de graves problèmes et ne passe pas pour une super héroïne qui se sort de toute situation dans un claquement de doigt. L'auteur ne cherche pas à la valoriser et présente les faits d'une manière crue, directe. Une pointe de réalisme dans un monde de fiction, c'est un des points qui m'a le plus marqués !

Le récit s'achève sur une chute bien réussie. J'ignore si l'auteur prévoit d'écrire une suite, en tout cas, je serai bien intéressée si c'est le cas ! :) En résumé, il s'agit d'un livre original qui revisite le conte des trois ours. Avec une écriture qui mérite bien des éloges, Victor Dixen nous offre un livre dont l'intrigue est bien maîtrisée et bien mise en place. Un plaisir de lecture ! 

Petit plus : N'hésitez pas à lire le prélude avant de vous mettre à la tâche.. Il n'est pas nécessaire de le découvrir mais il me semble que c'est une introduction intéressante, surtout du point de vue contexte historique.

Note : 8.5/10
Extraits :
Je me mis à appeler, de plus en plus fort. Mais la mousse du sol, les feuilles du ciel semblaient absorber mes cris aussi vite que le buvard avec lequel j'avais l'habitude de presser ma feuille, lorsque ma plume y dérapait.

* * *

"L'impatience est le propre de la jeunesse [...] Mais il faut parfois savoir attendre, et il faut savoir écouter. L'histoie que je m'apprête à vous conter dépasse en horreur tout ce que vous avez pu imaginer. [...] Mon récit vous volera une heure, deux peut-être - deux grains infimes dans le grand sablier du Temps. Vous devez laisser s'écouler ces grains si vous voulez comprendre : avant de songer au remède, il convient de connaître le mal."

Pretties

10
 Hello ! Je n'ai pas donné beaucoup de nouvelles cette semaine ; j'ai été super prise ! Ca risque de durer encore deux autres semaines, le temps que j'arrive à me libérer un peu. Je ne vais pas mettre le blog en pause, en tout cas car j'essaye toujours de trouver un moment pour faire mes chroniques (je suis accro, on va dire ! :)). J'espère que vous allez bien en tout cas et je vous souhaite d'agréables lectures ! :) 


Auteur : Scott Westerfeld

Titre : Pretties.

Saga : Uglies.

Résumé :
Tally est enfin devenue une sublime Pretty. Elle a de grands yeux pailletés, un visage et un corps parfaits ; tout le monde l'apprécie, et son petit copain est craquant. Ses rêves les plus fous sont devenus réalités. Mais au cœur de cette vie de fête, de luxe high-tech et de liberté, perce un sentiment de malaise : quelque chose ne va pas, quelque chose d'important. Un jour, Tally reçoit un message, écrit de sa propre main lorsqu'elle était Ugly... A mesure qu'elle le lit, les souvenirs reviennent : sous la beauté parfaite et le bonheur absolu des Pretties se cache une effroyable vérité. Désormais pour Tally un choix cruel s'impose: oublier à tout prix cette vérité ou fuir la cité pour sauver sa peau.
* * *

Alors que dire de Pretties ? Difficile de parler de ce deuxième tome sans aborder le sujet du premier. Uglies n'avait pas été pour moi, une lecture inoubliable. J'avais trouvé le monde trop.. superficiel. C'est un des rares mondes dystopiques où je n'ai pas trouvé mon plaisir. Je me rappelle que j'avais mis beaucoup de temps à lire ce premier tome... mais j'avais décidé de donner une autre chance à la saga en lisant le suivant. Eh bien, cette lecture a suscité mon intérêt et je l'ai trouvée pas si mal, finalement ! :)

En commençant Pretties, j'avais oublié beaucoup de détails du premier tome. Je renouais avec les personnages comme si c'était la toute première fois que je les croisais. Dans d'autres circonstances, ça aurait pu poser un grand problème mais là, je crois que c'était la meilleure chose qui aurait pu se passer ! :) Je m'explique : le personnage principal en devenant Pretty a oublié presque la quasi-totalité de son ancienne existence. Je découvris donc son passé en même temps qu'elle et ça m'a permis d'apprécier d'avantage le personnage et m'identifier à elle.

Concernant les personnages, ils ne sont pas nombreux du tout. J'ai beaucoup aimé le personnage de Shay. Je ne me rappelle plus d'elle dans le cadre du tome 1 mais grâce à certaines explications, j'ai pu cerné son caractère. Son évolution dans ce tome est surprenante ! J'ai hâte de la retrouver dans la suite.

Vous l'aurez compris par mon introduction, je n'ai toujours pas accroché à l'univers de la beauté. Je ne lui trouve pas beaucoup d'intérêt... Mais dans ce tome, les péripéties ne manquent pas. Ma lecture s'est déroulée d'une manière agréable. Certains passages m'ont paru un peu surfaits par contre. Je ne sais pas s'ils ont leurs importances pour la suite mais l'auteur aurait pu facilement s'en passer.

Comme la plupart des lecteurs, j'ai été profondément agacé par l'usage des mots "foireux" et "intense" qui se répètent une dizaine de fois chaque chapitre. Ca permet peut-être de distinguer cette société jeune, branchée et belle que sont les Pretties mais à force, on finit par être lassé.

La fin du livre offre de bons présages pour le tome à venir. J'espère pouvoir le livre bientôt !  :)

Note : 7/10
Livre 17/26

Divergent

10
Auteur : Veronica Roth

Titre : Divergent, tome 1

Résumé : Dans le Chicago dystopique de Béatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune dédiée à la culture d'une vertu : les Sincères, les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels, et les Erudits. Sur un jour désigné de chaque année, tous les adolescents âgés de seize ans doivent choisir la faction à laquelle ils consacreront le reste de leur vie. Pour Béatrice, la décision est entre rester avec sa famille et être qui elle est, les deux sont incompatibles. Alors, elle fait un choix qui surprend tout le monde, y compris elle-même.
Mais Tris a aussi un secret, celui qu'elle a caché à tout le monde parce qu'elle a été averti qu'il peut signifier la mort. Et comme elle découvre un conflit croissant qui menace de percer cette société en apparence parfaite, elle apprend aussi que son secret pourrait l'aider à sauver ceux qu'elle aime. . . ou pourrait la détruire.

* * *

C'est un livre dont j'ai beaucoup entendu parler avant de me décider à le lire. Une dystopie qui semblait avoir conquis plus d'un lecteur, au même titre que Hunger Games. Ayant adoré cette dernière saga, il fallait absolument que je découvre ce premier opus de Divergent. Ce fut donc plus la curiosité qui m'a poussée à tenter ce livre car le résumé ne me disait rien. J'ai bien fait de le lire car ce fut un coup de coeur !

Tout d'abord, les personnages m'ont marquée. Ma préférence va bien entendu vers le personnage Quatre. Il est mystérieux à souhait et presque toutes mes interrogations se sont dirigées vers lui. Notamment à propos de ce surnom qu'il porte. Bien sûr, je me suis beaucoup attachée à l'héroïne du livre. Tris est un personnage fort intéressant. Sa détermination, son côté authentique, son courage et son audace m'ont marquée au même titre que ses défauts. Je suis, de même, fort curieuse à propos de la mère de Tris. J'espère avoir des réponses à mes questions dans les prochains tomes.

L'auteur nous bombarde par moments de vérités qui arrivent à nous surprendre. Un autre point positif est que l'action est présente tout au long du récit. Ce qui fait que l'on ne s'ennuie pas une seconde. On pénètre dans une course effrénée avec ce livre car dès qu'on est lancé dans les premières pages, impossible de reposer le livre.

Mon seul regret est qu'il n'y a qu'un vague retour dans le passé pour expliquer les raisons qui ont poussé l'humanité à se diviser en cinq fractions. J'aurais aimé que l'auteure creuse un peu plus dans ce sujet. J'espère encore avoir quelques détails historiques... dans les prochains tomes, peut-être ?

Pour finir, je ne peux qu'assurer que j'ai été conquise par l'idée générale du livre. J'espère que le second opus sera à la hauteur du premier. Il me tarde de le lire en tout cas.

Note : 8.5/10
Citation : 
Il y a plusieurs dizaines d'années, nos anciens ont compris que les guerres n'étaient causées ni par les idéologies politiques, ni par la religion, ni par l'appartenance ethnique, ni par le nationalisme. Mais par une faille dans la personnalité même de l'homme, par son penchant à faire le mal sous une forme ou une autre. Ils se sont donc séparés en factions dont chacune s'est donné pour mission d'éradiquer le travers qu'elle concidère comme responsable des désordres de ce monde.

Ceux qui condamnaient l'agressivité ont formé les Fraternels.
Ceux qui pointaient du doigt l'ignorance ont donné les Erudits.
Ceux qui blamaient la duplicité ont composé les Sincères
Ceux qui incriminaient l'égoïsme ont créé les Altruistes
Et ceux qui dénonçaient la lâcheté ont constitué les Audacieux

Insaisissable, tome 1

9
Auteur : Tahereh Mafi

Titre : Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas.

Résumé :  “Ne me touche pas” je lui murmure. Je mens mais ne lui dis pas. J’aimerai qu'il me touche mais ne lui dirais jamais. Des choses arrivent quand on me touche. Des choses étranges. De mauvaises choses. Des choses mortelles. 
Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un accident. Un crime. 264 jours sans parler ni toucher personne. Jusqu'au moment où un gardien vient partager sa cellule. Derrière sa nouvelle apparence, elle le reconnaît : c’est Adam, celui qu'elle aime en secret depuis toujours.

* * *
Au début, je ne comprends pas du tout le choix de la couverture qui me paraissait bien déplacée. Mais au fil de ma lecture, je compris l'impact de cette image que je trouve magnifique, en passant. Elle représente une prison dorée. La jeune fille est parée d'une toilette riche mais reste captive. La petite fenêtre qui laisse passer un rayon de soleil représente une lueur de liberté qui pourrait représenter aussi l'espoir. La jeune fille tourne le dos à l'espoir qui l’imprègne doucement, malgré tout, à travers ces petites lumières. Une image pleine de sous-entendus. Magnifique, tout simplement.

Passons à l'histoire. Il s'agit d'une dystopie où le peuple est persécuté, au détriment d'une catégorie qui détient le pouvoir. Un thème qu'on aperçoit bien souvent ces derniers temps où la contre-utopie devient très à la mode dans le genre littéraire. Cependant, le niveau de l'intrigue est rehaussée par une touche de fantastique : un étrange pouvoir que détient Juliette. Ce qui donne un cocktail original qui promet des rebondissements intéressants.

J'ai trouvé le style du début du roman vraiment beau. Très poétique. C'est dommage qu'il soit délaissé pour  une écriture commune, bien trop simple.

Ma deuxième déception était que la romance était bien trop présente dans l'histoire, avec l'absence de quelques détails que j'estimais essentiels pour une dystopie. La société n'était pas assez décrite, le contexte politique et économique non plus. On ne sait rien de la transition de notre époque à celle qui figure dans le bouquin (contrairement à Hunger Games, par exemple). J'espère que les tomes suivants donneront plus d'importance au contexte socio-économique.

Note : 7/10
Citation :  
Je suis enfermée depuis 264 jours. 
Je n’ai rien d’autre qu’un petit carnet, un stylo cassé et les chiffres dans ma tête pour me tenir compagnie. 1 fenêtre. 4 murs. 13 mètres carrés. 26 lettres d’un alphabet, que je n’ai pas prononcées depuis 264 jours d’isolement. 
 6 336 heures écoulées depuis que j’ai touché un autre être humain.

Running Man

4
Titre : Running Man.

Auteur : Stephen King (Richard Bachman)

Résumé :Ben Richards vit dans un futur proche, en Amérique. Une Amérique contrôlée par The Network. L'opinion publique est forgée par Free-Vee, une télévision obligatoire dans tous les foyers. Les pauvres n'ont aucun espoir, n'auront jamais de travail décent, de conditions de vie décentes, de mort décente. A moins qu'ils ne participent aux jeux. Afin de soigner sa fille et de sauver sa femme de la prostitution, Ben Richards est volontaire pour les jeux et il est sélectionné pour le jeu ultime : le Running Man. L'objectif du jeu : survivre aussi longtemps que possible. Il doit se filmer 2 fois par jour pour prouver qu'il est encore en vie et aussi pour faire monter l'audimat. S'il survit 1 mois, il a gagné. Sinon, la personne qui le tue reçoit un prix du Network.

*****

L'histoire se passe en 2025. L'Amérique est dans une situation fort déplorable. Le chômage a atteint un taux effarant. Les plus démunis n'ont même plus de quoi vivre. Ben Richards figure parmi cette catégorie. Sa fille de dix-huit mois est atteinte de pneumonie, il ne peut rien pour la sauver. Sauf s'engager dans un des jeux que propose l'état. Ben réussit les examens pour ; sa personnalité bourrue et déterminée enchante le jury qui voit en lui le "criminel" idéal, il est sélectionné pour la Grande Traque. Un jeu où il sera poursuivi par toute la population qu'on échauffe en présentant Ben sous son pire profil. Son destin ? Survivre un mois ou mourir.

J'ai lu beaucoup de contre-utopies cette année. Marche ou crève du même auteur, Hunger Games de Suzanne Collins, Le dos au mur de Christophe Lambert ... C'est un thème qui m'intéresse beaucoup car il dresse un probable avenir. J'ai donc commencé cette lecture avec grand enthousiasme. Et je n'ai pas été déçue.

J'ai adoré le personnage de Ben. C'est quelqu'un d'une franchise déroutante. Son côté cynique a été bien travaillé. C'est presque drôle de le voir s'acharner autant sur les autres ; en particulier ceux qui représente l'élite de la société. On sent son désespoir à chacun de ses répliques mais il s'efforce de rester digne et s'accroche à son unique échappatoire.

Le livre est divisé en chapitres en allant de 100 à 1, sous forme d'un compte à rebours. J'adopte totalement l'idée que je trouve originale et plutôt motivante pour la lecture car on meurt d'envie de savoir ce qu'il va se passer. Le suspense est omniprésent. On tremble pour le personnage principal, on guette les pièges à sa manière, La fin est tout simplement grandiose. Je ne m'attendais pas du tout à ce dénouement, ce fut une belle surprise. Je regrette presque que le roman ne soit pas bien long, j'aurais aimé poursuivre cette belle lecture !

C'est toujours un plaisir de retrouver King lorsqu'il signe Richard Bachman. Ca promet toujours un livre noir mais poignant, dénonçant un sujet avec une intrigue à couper le souffle ! :) A dévorer, sans modération.

Note : 10/10

Citations :
D’un côté de la rue, s’étaient rassemblés les membres des classes supérieures et moyennes : dames sortant du salon de coiffure, hommes en chemises Arrow et mocassins ; technicos en survêtements portant le nom de leur compagnie au dos et leur propre nom brodé en lettres dorées sur la poitrine ; femmes comme Amélia Williams elle-même, habillées pour sortir en ville. Leurs visages si différents avaient pourtant un trait commun : il leur manquait quelque chose, comme un portrait avec des trous en guise d’yeux, ou un puzzle où l’on a oublié une petite pièce. « Ce qui leur manque, songea Richards, c’est le désespoir. Pas de loups affamés dans ces ventres. Pas d’espoirs fous ni de cauchemars déchirants dans ces têtes.