Manon Lescaut
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Auteur : Abbé Prévost.
Titre : Histoire du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut.
Résumé : Jeune homme studieux et timide, le chevalier Des Grieux découvre en un
instant la hardiesse, l'éloquence et la volupté. C'est Manon qui opère
ce prodige, et c'est le destin qui envoie Manon au chevalier. Les amants
goûtent aux charmes d'une passion irrésistible, mais condamnée : Des
Grieux, jeune aristocrate promis au plus bel avenir, suscite l'hostilité
de sa famille en enlevant Manon. Dans leur longue chute vers le
malheur, Des Grieux et Manon éprouvent les transports des passions les
plus violentes.
* * *
Je sors de cette lecture avec déception. J'ai été désillusionné par le titre et le résumé... Ce n'était pas vraiment à quoi je m'attendais.
Les personnages ne m'ont pas vraiment touchée. Je trouvais au Chevalier un air assez idiot tellement il était naïf et aveuglé par Manon. Il était capable du pire, tant que sa chère et tendre était satisfaite. Il se met dans les pires situations avant d'aller supplier ses amis bien trop tolérants de lui venir en aide. S'il m'a paru dans une situation digne de pitié, je ne me suis pas retenue de le mépriser. Manon, quant à elle, est une vraie frivole et libertine qui se montre assez rusée pour rouler les autres et mener son petit monde par le bout du nez. Malgré ses infidélités (dont la raison principale est le bien matériel), elle semblait plein d'amour pour le Chevalier... ou alors elle jouait très bien son jeu, je ne le sais pas.
Manon Lescaut, c'est surtout beaucoup de répétition. Les péripéties ne diffèrent pas beaucoup. A chaque tour, nous avons une passion, une infidélité puis finalement des retrouvailles. L'histoire se montrait plutôt intéressante au début mais lorsque le même cycle se répète indéfiniment, on finit par être lassé.
La fin m'a paru pas très terrible. Ma réaction a été : "Tout ça, pour ça !" La convalescence du Chevalier m'a presque paru absurde... Il aurait pu se défaire de cette passion depuis le début mais bon, je ne le comprends pas du tout. Ça ne m'a pas paru très convaincant.
J'ai été un peu surprise de ne pas retrouver le narrateur du début en fin de livre. Je pensais qu'il y aurait une sorte de... conclusion, qu'il partagerait ce qu'il pensait de cette histoire. Mais non... Le Chevalier termine de raconter son récit au premier narrateur et ça s'arrête là. J'ai eu l'impression qu'il manquait une partie dans mon livre et j'ai été abasourdie lorsque je m'en suis rendue compte.
En final, c'est un des rares classiques qui ne m'a pas du tout convaincue. J'ai beaucoup apprécié l'écriture fluide et très belle mais l'intrigue et les personnages ne m'ont pas vraiment plu. Si j'en suis venue à lire ce livre car il était cité dans La dame aux camélias, j'avoue que je lui préfère le livre de Dumas fils.
Note : 6/10
Extrait :
Que les résolutions humaines soient sujettes à changer, c’est ce qui ne
m’a jamais causé d’étonnement ; une passion les fait naître, une autre
passion peut les détruire.

























